La Mustang II
La Ford Mustang II présente plusieurs points faibles liés à son repositionnement dans un contexte de crise énergétique. Le plus souvent cité concerne ses performances limitées. Les motorisations, notamment les quatre et six cylindres, offrent peu de puissance, et même le V8 302 reste relativement modeste comparé aux générations précédentes.
Le châssis, dérivé de la Ford Pinto, limite les capacités dynamiques. Bien que la voiture soit plus maniable, elle manque de sportivité et de précision, ce qui déçoit les amateurs de muscle cars. Le freinage, bien que correct pour l’époque, reste perfectible en usage soutenu.
La qualité de fabrication peut également poser problème. Les matériaux intérieurs sont parfois basiques et vieillissent mal, avec des plastiques fragiles et des finitions inégales. L’assemblage peut générer des bruits parasites.
La corrosion est un point faible important. Les bas de caisse, les planchers et les passages de roues sont particulièrement exposés, nécessitant une inspection attentive sur les modèles encore existants.
Enfin, l’image même de cette génération a longtemps souffert de sa rupture avec l’ADN sportif de la Mustang. Malgré cela, elle reste aujourd’hui intéressante pour son histoire et sa rareté, mais demande un entretien rigoureux et des attentes réalistes en termes de performances.